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Voici les sites qui parlent de Programmes scolaires de sciences-éco : L'entreprise et la valeur travail mises à mal :

Commentaires

MKnol

Monsieur Lanxade,

Si je suis d'accord avec certains de vos arguments, beaucoup ne sont pas recevables.
En tant que professeur de SES, je peux vous garantir que si les manuels sont des bases de travail utiles, nous sommes loin de n'utiliser que les manuels. Nous suivons les programmes, qui sont notre "bible", dans le sens où nous devons les suivre impérativement. Mais les manuels n'engagent que leurs auteurs.
Ensuite, je ne crois pas que nous puissions tant influencer la vision de l'entreprise qu'en ont nos élèves, car la part des élèves qui suivent notre matière est somme toute assez faible. En outre, notre travail n'est pas de donner une vision négative, ni positive de l'entreprise. Je pense que nombreux sont les collègues qui s'y tiennent, et nos inspecteurs veillent à ce que l'on reste neutre.
Lorsque vous regrettez que le programme fasse la part belle à la sociologie, premièrement, nos élèves en général regrettent qu'il n'y en ait pas plus, et ensuite dans Sciences Economiques et Sociales, il y a Sciences sociales, donc sociologie, ethnologie, histoire, etc. Ensuite, l'économie ne se réduit pas à l'entreprise. D'ailleurs, l'objectif de la matière n'est pas d'enseigner le monde de l'entreprise, mais de fournir aux élèves toute une palette d'outils pour comprendre le monde dans lequel ils vivent. Aborder des thèmes de macro-économie, ne me pose donc aucun problème.
Si ce programme commence à dater, cela ne signifie pas que tous les débats qu'il soulève soient dépassés. Vous citez par exemple la dimension symbolique de la consommation, mais elle n'est pas dépassée ! Au contraire, les entreprises s'appuient largement dessus, et on le montre aux élèves, car c'est ce qui permet de construire l'image d'un produit (on peut prendre comme exemple des articles de sports de Nike ou d'Adidas, des produits "bio", "commerce équitable", l'exemple de Nutella, et j'en passe). Ce qui vous semble dépassé, ne l'est pas forcément aux yeux des économistes et sociologues.
Je terminerai en disant que notre travail est pédagogique : lorsque vous regrettez que les pratiques managériales contemporaines ne soient pas reprises, je me dis que vous ne vous rendez pas compte que les élèves de 15 ou 16 ans, qui ont 2h30 de SES par semaine, ne peuvent pas tout assimiler : outre le fait qu'ils ont peu de temps pour intégrer le programme, il sont bien jeunes pour s'intéresser ou comprendre ces pratiques. Deuxièmement, le taylorisme est et reste la base qui permet d'être efficace. Lorsque je dis ça, je ne critique pas le taylorisme, je fais le constat que l'on n'a rien trouvé de mieux pour être productif. Alors qu'après, cela dérive en post ou en néo taylorisme, évidemment, le débat reste ouvert. Mais ne dites pas que c'est complètement dépassé, car l'organisation du travail (et non pas le management) ne connaît pas de révolution flagrante. Et les études sérieuses (de l'INSEE) montrent bien une intensification du taylorisme pour les emplois peu qualifiés, notamment dans l'industrie, lorsque des méthodes plus souples peuvent être appliquées aux travailleurs qualifiés du tertiaire... même si il faut relativiser.
Vraiment, je regrette ces attaques contre les manuels, censés représenter toutes les pratiques pédagogiques, qui reposent malheureusement sur de nombreux préjugés et sur des implicites non scientifiques (je parle des attaques évidemment). Ce que je suggérerai, c'est que vous discutiez, programme en main, sur les SES, avec des profs de SES, et pourquoi pas, que vous assistiez à un cours. Car si de plus en plus de profs de SES font des stages en entreprise, il serait bon, pourquoi pas, que les chefs d'entreprise (mais pas seulement, syndicalistes aussi pourquoi pas) assistent à des cours de SES pour comprendre l'objectif des SES.

M. Knol, professeur de SES

Thibault LANXADE

M. Knol,
Merci pour ce long commentaire qui illustre bien là notre problématique. Je trouve votre analyse pertinente sur bien des points mais cela montre en tout cas l’attachement à la matière que vous enseignez. Je ne reprendrai pas point par point les éléments de notre étude, mais il est évident que l'entreprise n'a pas la place qu'elle mérite.
Sans parodier la fameuse émission « vis ma vie » je prends au vol votre proposition d’assister à quelques cours de SES programme en main et en échange de quoi je vous invite à découvrir l’entreprise que je gère. Mais surtout vous êtes cordialement invité à venir participer à nos travaux de réflexion au sein de Positive Entreprise. Je vous rappelle que le but de notre association vise à favoriser le rapprochement entre les jeunes et l’entreprise.

Thibault LANXADE

Positive Entreprise

Pour alimenter le débat, voici le commentaire d'Olivier Bouba Olga, maître de conférences à la Faculté de Science Economiques de l'Université de Poitiers et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris (premiercycle ibéro-américain) sur son blog obouba.over-blog.com.
http://obouba.over-blog.com/article-12211612.html

cg

Je viens de lire en détail l'article votre étude. Elle comporte de nombreuses citations extraites des manuels de sciences économiques et sociales, présentées comme s'il s'agissait d'affirmations faites par les rédacteurs des manuels. Or, ces manuels sont en réalité un recueil de différents textes émanant de différentes sources sur les sujets traités. On y trouve ainsi souvent des textes contradictoires qui présentent des visions différentes du monde. L'objectif est de développer l'esprit critique des élèves et de leur apprendre à construire des dissertations argumentées. Prendre des citations dans certains textes en laissant penser qu'il s'agit de ce que le manuel entend montrer relève d'une grande mauvaise foi.
Le but de cette discipline n'est pas de faire aimer l'entreprise, comme le but d'un enseignement à l'école sur les grandes religions n'a pas pour but de donner la foi ! Il s'agit de faire comprendre quels sont les enjeux, les grands débats qui portent sur les grands thèmes de l'actualité économique et sociale et de montrer que la réalité est complexe et que plusieurs points de vue peuvent coexister.
Le monde économique n'est pas idyllique, loin de là, et ceux qui le croient sont des naîfs ou des bienheureux.
Positive entreprise a l'air de croire que tous les patrons sont formidables, que tous les salariés sont épanouis au travail et qu'il n'y a pas de chômage. Ce n'est pas la réalité. Pas plus qu'il n'est vrai de dire que les patrons sont des méchants...
CE ne sont pas les manuels de SES qui ont une vision manichéenne du monde mais plutôt les r&dacteurs de cette étude.
Un enseignement d'économie sur l'entreprise ne cherche pas à faire aimer l'entreprise, ce serait absurde, il cherche à faire comprendre les principaux mécanismes.

letudiant

Cher Mr Lanxade,

Un jour, l'une de mes amies, qui conduisait un TD de sociologie politique, s'est vu répondre par un de ces élèves que "de toute façon la sociologie est de gauche". Elle qui s'employait, bon gré mal gré à faire comprendre, avec un oeil critique, à ces élèves les ressorts de la politique et de la citoyenneté, en bref à travailler les idées reçues de ces élèves, n'a eu droit qu'à cette réponse.

Certaines vérités sont parfois dures à entendre : qu'une véritable oligarchie tient dans ses mains un pouvoir immense, qu'elle parvient à disposer à sa guise des moyens de communications, que chacun participe à sa propre dépossession, etc...

Vous qui semblez si bien connaître l'entreprise, avez-vous lu des travaux de sociologie proprement dit... Même les sociologues que l'on considère comme les plus "gauchistes" parlent de l'importance que revêt la valeur travail et le travail en lui-même... Ils savent différencier travail, emploi, salariat, activité... Cela ne les empêche pas pour autant de parler des revers de l'investissement personnel dans le travail salariés : l'absence de reconnaissance, le stress, la pression managériale ; et en cas de licenciement, le sentiment d'être humilié, floué, la peur de tout perdre.

Votre discours sur la nécessité de parler des entrepreneurs qui ont réussi (rappelons au passage que les chefs d'entreprise constitue une catégorie socioprofessionnelle homonyme à part dans les PCS, c'eût été stupide de demander à quelle catégorie les entrepreneurs appartenaient...) me rappelle celui de ma grand-mère qui à chaque me dit combien elle aimerait pouvoir voir uniquement un journal télé sur les bonnes nouvelles... histoire de ne pas voir tout le reste !

Quant à la scientificité de votre étude, elle est plus que douteuse, n'importe quel étudiant de premier cycle sait qu'il doit présenter les réfèrences complètes des citations qu'il tire de ses lectures...

Ensuite dans votre introduction, vous annoncez que "55% des jeunes jugent l'école responsable du fossé [entre leur génération et les attentes du monde de l'entreprise]"

Or à la question posée par Opinion Way à 325 (sic, bonjour la représentativité)jeunes de 18 à 25 ans)
" Selon vous pourquoi existe-t-il un profond décallage entre les jeunes et l'entreprise ?"
55 % répondent "en raison du fossé qui existent entre l'école et l'entreprise"

Ce qui est une véritable tautologie : pourquoi y a t'il un fossé ? Parce qu'il y a un fossé... En rien la faute n'est portée plus sur l'école que sur l'entreprise dans cette réponse.

Et vous savez quel est le pire, c'est qu'en déformant ainsi les propos, vous vous prévalez d'une fausse vérité qui vous permet d'avoir vos entrées dans les médias...

Enfin, pour finir, je vous conseille de vous pencher sur les travaux d'Yves de Gaulejac ou de Dominique Lhuillier, de l'université Paris VII. Tous deux ont travaillé pendant des années dans les écoles de commerce, Gaulejac a enseigné à Dauphine... avant de remettre en cause au fur et à mesure de leur carrière tout leur enthousiasme au sujet de l'entreprise... pour devenir très critique au sujet du monde du travail qui se développe depuis maintenant 20 ans... mais cela n'a pas l'air de vous déranger puisque vous vous en sortez plutôt bien, vous qui travaillez dans une multinationale du pétrole à un poste confortablement destructeur...

Connaissez-vous l'ampleur des pots-de-vin que reverse votre entreprise aux pays dans lesquels elle tire son gaz, son pétrole ? Que dites-vous des milices formées pour protéger les installations ? Dormiriez-vous toujours aussi bien, si l'on vous troublait votre quotidien avec des images de certaines atrocité commises au nom de la protection de l'intérêt financier de votre groupe (le groupe Shell)? N'est-il pas plus simple de ne pas vouloir voir plus loin que le bout de son nez ? de se revigorer avec la fierté d'avoir des "responsabilités"?

Si la sociologie dérange toujours (malgré tout et malgré les "fusion-acquisition" opérés de plus en plus dans les universités par les UFR d'éco), c'est bien parce qu'elle pointe des élèments qui sont absents des discours dominants, des préjugés, parce qu'elle remet les hommes, leur vies, leur souffrance dans le réel.

Je ne parlerais pas de mes expériences professionnelles en tant qu'étudiant dans l'enfer des magasins et des fast-foods gouvernés par le néo-management sympas ; je ne vous parlerais pas de ceux qui distribue les journaux gratuit à la sortie des métro ou de mes amies hôtesses d'accueil qui ont dû subir les regards cochons des retraités actionnaires au salon de l'actionnariat à Paris... Je ne vous parlerais pas de toutes les injustices dans l'entreprise dont j'ai eu le récit...

Je vous souhaite tout le pouvoir du monde. Vous avez senti la vague idéologique autour de la valeur travail venir, vous avez saisi votre chance et vous êtes en passe de parvenir à vos desseins, félicitations !

J'espère le plus sincèrement que mon appel au dialogue vous amènera à concrètement réaliser celui-ci.

A. Etudiant en thèse de sociologie

Galy marjorie

Communiqué de l'APSES (association des professeurs de SCIENCES Economiques ET SOCIALES) suite à "l'enquête" de Positive Entreprise sur des (?) manuels de seconde (SES) : Communiqué du 18 septembre 2007
Enseigner ou promouvoir l’entreprise : les profs contre la confusion des genres...

- L’Association « POSITIVE ENTREPRISE » s’est lancée depuis plusieurs jours dans une opération de délégitimation des contenus enseignés sur l’entreprise dans l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales (SES) du lycée à travers sa publication d’août 2007 : « L’entreprise dans les programmes scolaires, les Sciences Economiques et Sociales au programme de seconde ». Cette opération a été abondamment reprise par plusieurs médias (20 minutes, RTL, BFM, France Inter...). L’Association Positive entreprise considère que les jeunes n’aiment pas l’entreprise à cause de l’école et plus précisément en raison du contenu des manuels scolaires de SES de seconde. Pour pallier ce problème, Thibault Lanxade, l’auteur du rapport, propose d’intégrer « des chefs d’entreprise dans la commission des programmes scolaires », afin de « réactualiser les données des manuels scolaires et [de] proposer une vision objective et positive du monde de l’entreprise ».

D’après les chiffres du ministère de l’Education nationale, nous savons que 71,4% des élèves ne suivent pas l’enseignement de SES, difficile dès lors d’en faire le responsable du désamour des jeunes pour l’entreprise…

- Toujours selon le rapport de « POSITIVE ENTREPRISE », les manuels de seconde en SES véhiculeraient « une image pessimiste, incomplète, réductrice et idéologiquement orientée de l’entreprise ».

- L’APSES souhaite rappeler que les manuels scolaires ne constituent en aucune manière le programme officiel que les enseignants de SES ont à enseigner. Ceux-ci sont de la responsabilité du MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE. Le programme de SES de la classe de seconde est ainsi consultable sur le site du Ministère (il est reproduit en annexe du présent communiqué). On peut alors aisément constater que la place de l’entreprise y est importante puisqu’elle couvre environ un tiers du programme de la classe de seconde (9 à 10 semaines sur environ 32 semaines de cours).

- Par ailleurs, l’APSES tient à rappeler que les manuels scolaires, édités sous la responsabilité éditoriale de grands groupes d’édition (Hachette, Nathan, Hatier, etc) et conformes aux programmes officiels, ne constituent qu’un support documentaire parmi d’autres pour les enseignants de SES qui utilisent bien d’autres supports pour effectuer leurs cours comme la presse écrite (articles du Monde, des Echos, du Figaro, d’Alternatives Economiques...) ou des publications d’institutions scientifiques (INSEE, OFCE,...) et d’autres encore (supports audiovisuels, recherches documentaires sur Internet, sur CD-Rom,...)

- Enfin et surtout, la démarche d’analyse des contenus des manuels de SES empruntée par l’association « POSITIVE ENTREPRISE » (dont le nom traduit bien les intentions) est partiale et biaisée. L’APSES constate que le travail produit se contente de juxtaposer de brefs extraits, sans citer de source, procédé dont on connaît le caractère réducteur et déformant. Un minimum de rigueur aurait conduit les auteurs à préciser davantage leur démarche et à fournir des données précises permettant d’évaluer quelle part prend précisément ce « dénigrement » dans les manuels cités.

- L’APSES sait quelle importance les entreprises peuvent attacher à leur image et les sommes qu’elles peuvent consacrer à la promotion de cette image. Ceci ne peut leur être reproché . L’APSES demeure cependant convaincue que l’objectif de l’enseignement n’est pas de promouvoir la conception de tel ou tel acteur de la vie économique mais de fournir aux élèves des connaissances scientifiques et des méthodes de travail rigoureuses qui leur permettent de mieux comprendre les enjeux économiques et sociaux contemporains ce qui ne peut que favoriser leur poursuite d’études dans l’enseignement supérieur et leur insertion professionnelle.
- L’APSES reste ouverte à toute forme de dialogue avec le monde de l’entreprise dans sa diversité (pour faciliter les visites d’entreprises aux élèves par exemple) mais l’APSES considère que les savoirs à enseigner doivent s’appuyer sur des connaissances produites par la communauté scientifique. C’est elle qui est fondée à donner une légitimité aux disciplines scolaires. Pour l’APSES, les programmes scolaires doivent être élaborés, comme c’est la cas actuellement, par des universitaires et des enseignants de terrain qui en garantissent la scientificité et la faisabilité L’association « Positive Entreprise » fait son travail de lobbying mais l’APSES ne peut que réagir à la confusion que peut entraîner une étude aussi peu rigoureuse lorsqu’elle est relayée dans les médias. L’APSES attend en outre que le Ministre de l’Education Nationale apporte son soutien aux enseignants de SES face à cette campagne de dénigrement.

Annexe : programme officiel de SES en classe de seconde (option de 2h30 par semaine dont 0,30h de travaux dirigés)

1 Introduction : La démarche des sciences économiques et sociales

2 La famille : une institution en évolution
- Diversité des formes familiales
- Relations de parenté
- Ménage

3 L’emploi : une question de société

3.1 La population active
- Actifs / inactifs
- Emploi salarié / non salarié, contrat à durée indéterminée / emplois précaires
- Chômage

3.2 La classification socioprofessionnelle
- Catégories socioprofessionnelles

4 La production : un espace de relations économiques et sociales

4.1 La diversité des organisations et leurs objectifs
- Entreprise
- Administration
- Association

4.2 La production dans l’entreprise
- Facteurs de production (capital et travail)
- Productivité du travail
- Investissement
- Valeur ajoutée

4.3 L’organisation du travail et les relations sociales dans les unités de production
- Organisation du travail
- Contrat de travail
- Représentation des salariés

5 La consommation : une activité économique, sociale et culturelle

5.1 Les ressources : revenus et crédit
- Revenus primaires
- Revenus de transfert
- Revenu disponible
- Salaire

5.2 Consommation et mode de vie
- Biens privés / Biens collectifs
- Pouvoir d’achat
- Niveau de vie
- Effet de signe

4 La production : un espace de relations économiques et sociales (durée indicative : 9 à 10 semaines) La production sera étudiée comme espace de relations économiques, à la fois créatrices de richesses et de rapports sociaux.

- 4.1 La diversité des organisations et de leurs objectifs Il s’agira de définir la production en tant qu’activité socialement organisée et de distinguer production et non-production (par exemple la production domestique n’est pas reconnue par la comptabilité nationale). À cette occasion, le lien pourra être fait avec la distinction actif / inactif. On montrera à partir d’exemples que, si le profit est l’objectif essentiel de l’activité des entreprises, administrations et associations ne fonctionnent pas selon la même logique. On mentionnera l’existence d’entreprises de tailles diverses, d’entreprises individuelles et de sociétés. Dans le cadre des travaux pratiques, on pourra demander aux élèves de mener des observations d’organisations (recueil de données, analyse, etc.) pouvant aboutir à des dossiers, exposés, etc. réalisés en groupe. Ces travaux pourront prendre la forme d’enquêtes, de recherches sur l’Internet (sites d’entreprises), sur cédéroms ou à partir de mallettes pédagogiques.

- 4.2 La production dans l’entreprise À partir d’exemples, on montrera la complémentarité et / ou la substituabilité des facteurs de production. On mettra en relation les notions de combinaison productive, de productivité et d’investissement. On pourra analyser les effets de l’investissement sur l’emploi. Il s’agira d’un premier exemple de construction d’un raisonnement économique. La valeur ajoutée sera présentée en tant que constituant une ressource dont l’étude se poursuivra avec la consommation. On évitera tout développement sur la comptabilité nationale, mais on pourra attirer l’attention des élèves sur les questions que pose le partage de la valeur ajoutée.

- 4.3 L’organisation du travail et les relations sociales dans les unités de production On présentera les principales organisations du travail (taylorisme, post-taylorisme). On reliera ces modes d’organisation aux relations de travail (conditions de travail, conflits, négociations, syndicats). Des cas relevés dans la presse, dans des réalisations cinématographiques ou audiovisuelles (documentaires ou fiction) pourront être travaillés dans le cadre des travaux pratiques. Source : http://www.education.gouv.fr/botexte/hs06020829/MENE0201542A.htm

Galy marjorie

D'où viennent les financements de "Positive entreprise" ?

Paul CARON

Monsieur,
« L’auteur du manuel » dont vous parlez page 11 de votre article, c’est moi.
Autorisez-moi quelques remarques.
Le titre du document : « Un patron dopé au variable » est simplement extrait du texte de l’article de l’Expansion (dont je n’ai jamais remarqué qu’il s’agissait d’une revue d’extrême gauche fondamentalement hostile à l’entreprise) ; le point d’exclamation figure aussi dans l’article, devais-je le supprimer ? Cet extrait me semble une bonne illustration d’un mode de rémunération des cadres dirigeants destiné à les faire bénéficier des résultats qu’ils obtiennent. Pourquoi dites-vous que « la somme perçue est indue » ? Auriez-vous mauvaise conscience ? Les mauvaises idées c’est comme les billets de banque, pour les prêter aux autres il faut les avoir soi-même ! De même, pourquoi dites-vous que ce patron (l’un de vos collègues peut-être) vous apparaît comme un « mercenaire » ? Ses propos vous ennuient ? Ils ne posent aucun problème aux élèves. Dans le même registre, pourquoi qualifiez-vous les stocks options de « passe-droits » ? Quant à leur « finalité première » elle serait probablement un peu longue et complexe à expliquer à des élèves de seconde dans le court laps de temps dont nous disposons. Pour en terminer avec ces stocks-options, je propose, dans le livre du professeur (et à mes élèves), comme réponse à la question que vous citez : « Les stocks-options constituent un supplément de rémunération lié à une activité professionnel de cadre dirigeant. Elles représentent donc une forme de revenu du travail. » Je vous remercie, sincèrement, de m’expliquer en quoi, comme vous le laissez penser, je me trompe. Car je me trompe peut-être.

Vous semblez ensuite très ennuyé par la question relative au salaire du PDG d’une grande entreprise comparé à celui d’une caissière. « Que pensez-vous que le lycéen déduira de son calcul ? » Réponse : que le salaire de l’un est 18 fois plus élevé que le salaire de l’autre. Et alors ? Votre mauvaise conscience vous taraude encore ? Etrange France de vieille tradition catholique où les inégalités de revenus sont honteuses, vos collègues américains n’ont pas vos états d’âme.
Je présume que vous avez dû être scandalisé du chapeau de l‘article du n° 720 de l’Expansion : L’argent des patrons (c‘est moi qui souligne) « Le PDG moyen du CAC 40 gagne 70 fois plus que le salarié français moyen. Et cela sans compter d’appréciables ‘petit plus’ qui participent à une inflation généralisée. ». Décidément je commence à me poser des questions concernant L’Expansion.

Pour en terminer avec les références qui m’interpellent dans votre article, les métiers « sympathiques et amusants » et les autres « difficiles et abrutissants » ne figurent pas du tout,comme vous le suggérez (page 10) dans la partie relative aux fonctions de l’entreprise ou aux groupes socioprofessionnels mais comme un élément explicatif (finalement très peu pertinent car les métiers les moins bien rémunérés n’ont souvent rien de sympathique ni d’amusant ) des inégalités de salaires, extrait d’un ouvrage d’un universitaire américain. Le procédé me paraît d’une honnêteté douteuse.

Je n’ai donc relevé, pour ce qui me concerne, dans votre article aucune critique pertinente sur le fond. Vous m’en voyez ravi car il n’a jamais été dans mon intention de porter atteinte à l’image de l’entreprise, créatrice de richesses, dans l’esprit des élèves de lycée. D’ailleurs, si les trois quarts des jeunes ont un image positive de l’entreprise c’est peut-être un peu grâce aux professeurs de sciences économiques et sociales.
Paul CARON

DUBARRY

Vous critiquez l'image négative que donneraient les livres scolaires de l'entreprise.
Si vous tenez tant à avoir une image positive auprès des jeunes, commencez par les respecter.
Je reçois sans arrêt des demandes de stage au sein de ma petite association caritative de la part de jeunes ne trouvant pas de stages auprès des entreprises du fait de leur nom à consonnance étrangère. Quand ils parviennent à franchir l'obstacle, combien se plaignent de la manière dont ils sont traités et les tâches sans aucun rapport avec leurs domaines d'études qu'on leur fait faire.
D'autre part commencer par respecter la parité homme-femme en matière de salaires.
Exiger l'indépendance financière de la médecine du travail du MEDEF afin que ces médecins puissent exercer leurs fonctions en toute indépendance et ainsi permettre une amélioration des conditions de travail dans vos établissements.
Et, entre autres, j'espère que vous vous opposerez au projet du gouvernement de démanteler le code du travail et de permettre aux patrons véreux d'échapper à la justice.
Dans ces conditions je ne doute pas que les jeunes et plus généralement tous les salariés auront une bonne image des entreprises et ce d'autant plus si vous y introduisez l'autogestion.

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