Ce colloque touche maintenant à sa fin et il me revient le soin de le clôturer.
Si je devais le résumer en un quelques mots les différentes interventions - je dirai « pas de choc ni de réelle coupure mais un très fort besoin d’adaptation de tout ce qui existe » notamment :
- Changer le regard de l’apprentissage.
- Conscientiser le monde l’enseignement au monde de l’économie
- Mais aussi travailler sur les contrats de travail
- Responsabiliser l’entreprise qui lâche un jeune si elle doit s’en séparer dans une optique de flexi-sécurité.
- Un réel besoin d’adaptation de tous les acteurs, et surtout
- Autres exemples
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L’avenir de l’entreprise, mais aussi celui des jeunes passera obligatoirement par l’intégration réussie et rapide des nouvelles générations. A travers Positive Entreprise et toutes les parties prenantes, nous souhaitons mettre en œuvre les mesures concrètes qui permettront d’accélérer cette intégration sachant qu’elle ne peut pas seulement reposer sur les mécanismes « naturels » de l’évolution de notre société. Il est de la responsabilité de chacun de favoriser ces changements afin de permettre une meilleure insertion des jeunes.
Trop longtemps le monde syndical, le monde de l’entreprise, le monde de l’Enseignement ont préféré se refermer sur eux-mêmes plutôt que de constituer un ensemble de passerelles, comme cela existe dans d’autres pays.
Pour l’entreprise, un changement des pratiques managériales doit aussi s’imposer, si elle souhaite obtenir une plus grande adaptabilité des nouvelles générations.
Mais les entreprises et le monde de l’enseignement devront eux aussi faire un effort pour mettre fin à leur cloisonnement. Pour les entreprises, cette démarche est essentielle afin d’une part de contribuer à améliorer leur image auprès des jeunes et d’autre part de participer à leur professionnalisation.
Toutefois, pour faire face à la compétition internationale et aux aléas des contraintes économiques et commerciales, les entreprises ont besoin de flexibilité. Ce n’est pas en les enfermant dans un cadre social rigide et fixe, qu’elles pourront se développer dans un contexte favorisant l’embauche et, notamment, celle des jeunes. Nous attendons beaucoup des négociations qui ont lieu d’ailleurs en ce moment. L’ensemble des mécanismes de flexibilité de l’embauche doit être repensé pour que le premier contrat de travail ne soit plus exclusivement synonyme de précarité et d’exclusion et qu’il permette aux jeunes de construire plus librement leur parcours professionnel.
La promotion d’un nouveau contrat de travail est inévitable, remplaçant la dichotomie actuelle du CDD et du CDI, un moyen de lutter contre la stigmatisation des jeunes sur le marché du travail et contre la dualité du marché du travail. Elle ne vise pas non plus à promouvoir une dérèglementation du droit du travail telle que le salarié ne bénéficierait plus de protections définies par la loi face à son employeur. Cette proposition consisterait à imaginer un contrat de travail à durée indéterminée pour tout le monde qui intègre la sécurisation du parcours professionnel.
De plus il est nécessaire qu’un véritable programme d’accompagnement à la professionnalisation soit mis en place, que l’importance de l’orientation soit repensée et améliorée pour que celle-ci ne soit plus faite par défaut, mais véritablement en connaissance de cause, que les étudiants puissent savoir quels sont les débouchés, les perspectives de carrière ou les rémunérations possibles. Ces programmes peuvent être pris en charge par de nombreux acteurs tels que les municipalités ou l’école. Ils doivent être encouragés par l’entreprise qui doit véritablement donner l’impulsion d’une politique en faveur du recrutement des jeunes.
D’autre part, le problème du chômage des jeunes ne peut simplement être considéré en tant que tel mais dans une optique d’avenir de la société.
Les jeunes sont rarement vus comme porteurs d’avenir et de changement, d’une réflexion nouvelle plutôt positive. Cette génération est aujourd’hui pénalisée par l’aspect négatif qu’elle renvoie. Il faut recréer une autre image de la jeunesse dans le pays. Les portes de l’entreprise doivent lui être ouvertes plus largement et un regain de confiance doit être acquis dans les deux sens, pour que la relation entre jeunes et entreprise puisse évoluer plus paisiblement et plus durablement, pour que les générations suivantes ne connaissent pas la même précarité.
Je souhaite également remercier chaleureusement l’ensemble des intervenants ici présents et qui ne vont pas tarder à intervenir pour animer les deux tables rondes que nous avons définies.
Merci à Brigitte Jeanperrin d’avoir accepté de prendre en charge les débats – votre aide nous aura été précieuse.
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Et bien sur merci à vous d’être venus aussi nombreux pour notre 1er colloque positive Entreprise – merci aux jeunes car je sais que cela n’a pas été facile pour vous de vous libérer.
Je vous invite maintenant à poursuivre nos échanges autour d’un verre.
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